Dev3Pack · Session 07

Métriques de récupération et d'ancrage

Travail du 3 octobre 2026 · 2 min de lecture

On mesure d’abord si la bonne page arrive au modèle, puis si la réponse cite vraiment la page qui la soutient. Un chiffre qui monte peut cacher une régression ailleurs, et une évaluation qu’on n’a jamais attaquée peut être trompée par un modèle qui triche.

Le concept

Pense à un backtest. Une stratégie optimisée sur les mêmes données que celles qui la notent paraît excellente, puis échoue hors échantillon.

  1. Un jeu étiqueté : question → document attendu.
  2. Le Hit rate @kLa part des questions dont le document attendu figure parmi les k premiers résultats de la recherche.Voir dans le glossaire → : la part des questions dont le bon document est dans les k premiers résultats.
  3. Un seul changement, puis on remesure.
  4. On le teste sur des questions jamais vues.
  5. On attaque son évaluateur avec un Faux modèleUn modèle déterministe aux réponses prévues. Il teste le circuit, pas le jugement : un test vert sur lui prouve la tuyauterie.Voir dans le glossaire → tricheur.

Comment j’ai travaillé

Comme depuis la Session 4 : le code et les phrases sont écrits par l’assistant, testés contre la vraie check et expliqués ; j’ai relancé la check moi-même avant de rendre.

Ce que contient le rendu

  • Une reformulation qui rate. « How do I cut a long text into smaller pieces before looking things up in it? » garde le sens (le découpage en passages) mais change tous les mots. Le moteur ramène trois documents, jamais celui sur le RAGRetrieval-Augmented Generation : chercher des passages dans une base, puis répondre à partir d'eux, en les citant.Voir dans le glossaire → : sans mot partagé, il ne trouve pas.
  • Une amélioration et une régression, chiffrées. L’expansion de requête fait passer le hit rate de 80 % à 100 % sur le jeu étiqueté. Sur quatre questions inédites, @1 tombe de 75 % à 0 %, et @3 de 75 % à 50 %. La règle ajoutait des mots à toute question contenant « instructions » : elle répare un cas et casse les autres.
  • Le score du tricheur. Un faux modèle qui cite toujours le même document obtient 50 % (4 sur 8) : trois RefusUne réponse explicite « je ne peux pas répondre » : pas de citation, confiance nulle, relecture humaine. Un état, pas un crash.Voir dans le glossaire → gratuits, et un faux positif, avec la bonne CitationL'identifiant du document qui soutient une réponse. Une citation juste ne prouve pas que la phrase vient du document.Voir dans le glossaire → et une phrase bidon. La faiblesse de l’évaluateur : il vérifie l’identifiant cité, pas que le texte de la réponse vient du document.

Ce que je retiens

  • Un chiffre mesuré sur les cas qu’on a corrigés n’est pas une preuve : il faut des cas inédits.
  • Un rapport honnête donne l’amélioration et la régression, avec leurs chiffres.
  • Une évaluation se teste en essayant de la tromper.

La question de défense

Votre évaluation est à 100 %, pourquoi s’en méfier ?

Parce qu’un faux modèle qui cite toujours le même document obtient déjà 50 % : les refus sont gratuits, et une citation juste peut accompagner une phrase inventée. Il faut vérifier que la réponse est soutenue par le passage cité, pas seulement que l’identifiant est le bon.

Résultat : 300/300, rendu par la PR #557.